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ARTIST STORY

TIGRE.

Certains groupes sont associés à une génération. Take That, lui, a su accompagner plusieurs générations. L’effervescence de Pray, les bras ouverts de Back for Good, le retour retenu de Patience : autant de chapitres différents d’une carrière où chanter ensemble prend sans cesse un nouveau sens.

8 MIN READ WORDS BY SJELF.
Take That met de vijf oorspronkelijke leden in Manchester, 12 juni 2011

CRÉDIT PHOTO : Andrew Hurley · Take That, Manchester, 12 juin 2011 · CC BY-SA 2.0 · Recadrage adaptatif ; la photo et le recadrage sont soumis à la même licence.

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CINQ VISAGES, UN SON COMMUN.

Take That se forme en 1990 à Manchester. Gary Barlow, Mark Owen, Howard Donald, Jason Orange et Robbie Williams constituent le groupe original, réuni par le manager Nigel Martin-Smith. Leur premier univers tourne autour des spectacles, de la danse, du chant et de la recherche d’un public prêt à répondre à cette énergie.

Sur le premier album Take That & Party, paru en 1992, on découvre un groupe qui mêle étroitement musique pop et musique de danse. Le rythme est net, les refrains sont amples et les voix doivent rester reconnaissables malgré le tumulte d’une salle. Parallèlement, A Million Love Songs ouvre déjà la voie à une approche plus intimiste. Un piano et une mélodie peuvent captiver autant l’attention qu’une chorégraphie complète.

Le talent de Gary Barlow pour l’écriture de chansons devient un pilier essentiel. Mais Take That repose aussi sur les différences qui animent ses membres. La teinte claire et vulnérable de Mark Owen, le charisme de Robbie Williams et la présence de Howard Donald et de Jason Orange font de ces cinq noms un groupe auquel les auditeurs peuvent s’attacher de multiples façons.

LE MOMENT OÙ TOUT S’ACCÉLÈRE.

Avec Everything Changes, paru en 1993, Take That trouve un équilibre plus convaincant entre charisme et chansons originales. Pray devient leur premier single britannique numéro un. La chanson possède une qualité ingénieuse : les lignes vocales individuelles sonnent de manière personnelle, tandis que le refrain semble conçu pour être porté par davantage de voix.

Écoutez comment la musique laisse de la place au chant. L’accompagnement n’a pas besoin d’attirer constamment l’attention. De légers accents rythmiques font avancer la chanson, tandis que la mélodie assume le travail émotionnel. C’est une autre forme de puissance que de simplement tout rendre plus fort ou plus ample.

La collaboration avec Lulu sur Relight My Fire révèle leur facette la plus exubérante. Sa voix apporte une autre expérience et donne plus de relief à la chanson. Le groupe peut ainsi produire, au cours de la même période, aussi bien une chanson pop sensible qu’un grand titre de danse brillant. Son répertoire s’élargit alors au-delà d’une seule attitude.

BACK FOR GOOD ET LES LIMITES DU SUCCÈS.

Sur Nobody Else, paru en 1995, figure Back for Good, une chanson qui laisse presque entièrement parler la mélodie. Le mouvement tranquille, les chaleureux chœurs et la structure simple permettent d’y entrer facilement. Justement parce que peu de choses lui font obstacle, l’émotion reste limpide.

C’est un magnifique exemple de pop qui s’élève grâce à la maîtrise. On peut la chanter dans un stade, mais aussi la laisser jouer doucement chez soi pendant qu’on fait autre chose. Dans les deux cas, la même essence reste audible. La chanson n’a besoin ni d’explication ni de décor pour être reconnaissable.

Pendant ce temps, le groupe se transforme radicalement. Robbie Williams part en 1995 ; en 1996, Take That se sépare. Pour les fans, c’est la fin d’une période commune. Pour les membres, c’est le début de la recherche d’une existence propre en dehors du groupe. Avec le recul, nous savons que beaucoup de choses suivront encore, mais à ce moment-là, l’avenir est ouvert.

LE RETOUR QUI A GRANDI AVEC SON TEMPS.

En 2006 paraît Beautiful World. Gary, Mark, Howard et Jason reviennent avec une musique qui semble naturellement correspondre à une nouvelle étape de leur vie. Patience constitue un point de départ puissant pour ce retour. La chanson se construit à partir d’une retenue, avec un refrain qui laisse enfin s’exprimer la tension.

Ce retour fonctionne parce que le groupe accepte le temps écoulé. Les voix peuvent sonner plus mûres, les arrangements respirent davantage et les chansons recherchent une autre forme d’intimité. Le public a lui aussi avancé : d’autres maisons, d’autres relations, d’autres jours. Un groupe connu peut alors proposer quelque chose de familier sans pour autant devoir rester exactement le même.

Sur Shine, cette nouvelle phase prend un visage plus lumineux. Le mouvement léger de la chanson et la voix reconnaissable de Mark Owen créent une atmosphère plus détendue. Sur un même album, la gravité et la joie peuvent coexister. Take That redevient ainsi un groupe ancré dans le présent, avec suffisamment de passé pour donner une résonance particulière à cette rencontre.

THE CIRCUS : DE GRANDS GESTES AUTOUR D’UN CŒUR INTÉRIEUR.

The Circus, paru en 2008, ouvre encore davantage les possibilités. Greatest Day commence de manière épurée et évolue vers un refrain capable d’embrasser tout un espace. Cette construction est soigneusement dosée : le grand moment semble plus puissant parce que la musique y mène progressivement.

Said It All mérite également notre attention. Dans l’alternance et la fusion des voix réside une part importante de l’histoire. La mélodie donne l’impression que plusieurs personnes, chacune depuis sa propre position, aboutissent à la même émotion. Chez Take That, le chant choral est donc bien plus qu’une belle finition. Il peut aussi raconter quelque chose.

Cela rend cet album propice à une écoute intégrale. Entre les singles connus se trouvent des moments de calme et d’autres couleurs. On entend comment un groupe peut structurer une soirée : rassembler l’attention, la maintenir un moment, puis, au bon moment, laisser place à une libération collective.

CINQ ENCORE ENSEMBLE.

Pour Progress, paru en 2010, Robbie Williams rejoint à nouveau le groupe. Les cinq membres originaux sont de nouveau réunis en studio, mais la musique opte pour un univers différent. Rythmes électroniques, accents sombres et formes plus tranchantes donnent à l’album un caractère propre au sein de leur discographie.

The Flood constitue une entrée accessible, avec des voix qui semblent à la recherche d’un vaste paysage. Ailleurs sur l’album, on entend davantage d’agitation et d’aspérités. Il est intéressant d’écouter Take That ici comme un groupe qui veut tenter quelque chose. Les retrouvailles donnent naissance à un disque qui, même sans connaître son histoire, offre de nouvelles pistes d’exploration musicale.

TROIS VOIX, UNE NOUVELLE RELATION.

À partir de III, paru en 2014, Take That poursuit son parcours en trio avec Gary Barlow, Mark Owen et Howard Donald. Jason Orange s’en va ; Robbie se consacre à nouveau à sa carrière solo. Le titre rend visible ce changement, tandis que la musique maintient l’attention tournée vers l’avant.

Sur These Days, on entend un groupe pop dynamique et léger. La chanson s’appuie sur le rythme, de brefs gestes mélodiques et le plaisir de l’interprétation commune. Avec Wonderland, paru en 2017, le son se tourne à nouveau vers les grandes salles. La composition change, mais le sens d’un refrain commun reste une constante.

THIS LIFE ET AU-DELÀ.

Avec This Life, paru en 2023, l’attention se rapproche à nouveau des voix et de la chaleur des instruments. Le single Windows, produit par Dave Cobb, possède un mouvement détendu. Il y a de l’air entre les éléments, ce qui permet au chant de ne pas avoir à lutter pour être entendu.

Le neuvième album studio sonne comme la musique de personnes qui connaissent mieux leur propre rythme. Cela donne une autre couleur à des thèmes familiers tels que le lien, le changement et le fait d’aller de l’avant. L’avenir reste ouvert : Dreamers est annoncé pour la fin de l’année 2026, mais n’est pas encore paru au moment où ce texte est rédigé.

Pour redécouvrir Take That, on peut placer trois disques côte à côte : Everything Changes, Beautiful World et Progress. On y entend le même besoin de mélodie dans trois univers différents. C’est une belle façon d’écouter au-delà du souvenir d’un seul succès.

UNE CHOSE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS.

Sur Relight My Fire, Take That chante avec Lulu. Leur single commun atteint la première place au Royaume-Uni en 1993. Sa voix puissante donne à la facette de danse exubérante du groupe une contrepartie tout à fait singulière.

LES FAITS

FORMÉ EN1990 · Manchester, Angleterre
MEMBRESGary Barlow, Mark Owen, Howard Donald
Au départ également Jason Orange et Robbie Williams
MOMENT ICONIQUE2006 · Le retour avec Patience et Beautiful World

DISCOGRAPHIE ESSENTIELLE

Les neuf albums studio parus. Progressed est une extension de Progress ; Odyssey est une collection de succès réarrangés. Dreamers, annoncé, n’est pas encore sorti.

  1. 1992Take That & Party
  2. 1993Everything Changes
  3. 1995Nobody Else
  4. 2006Beautiful World
  5. 2008The Circus
  6. 2010Progress
  7. 2014III
  8. 2017Wonderland
  9. 2023This Life

FAQ

Quand Take That a-t-il été formé ?

Take That a été formé en 1989, après que le manager Nigel Martin-Smith a souhaité réunir un groupe vocal britannique. Gary Barlow en a très tôt constitué le centre musical ; dans les années 1990, le groupe est devenu l’un des plus grands groupes pop britanniques.

Qui étaient les membres originaux de Take That ?

La formation originale comprenait Gary Barlow, Mark Owen, Howard Donald, Jason Orange et Robbie Williams. Après le retour du groupe en 2005, Barlow, Owen et Donald ont continué en tant que membres permanents.

Quel album a marqué le succès de Take That ?

Everything Changes, paru en 1993, a définitivement propulsé Take That au sommet au Royaume-Uni et à l’étranger. La chanson du titre était l’un des singles de ce deuxième album studio ; le suivant, Nobody Else, a notamment donné « Back for Good ».

Quand Robbie Williams a-t-il quitté Take That ?

Robbie Williams a quitté Take That en 1995, à l’époque de Nobody Else. Le groupe s’est séparé peu après, mais est revenu en 2005 sans Williams ; en 2010, il a néanmoins participé à l’album Progress.

Quels albums de Take That valent la peine d’être écoutés sur vinyle ?

Everything Changes est un bon choix pour découvrir les premiers succès et la production typique des années 1990. Pour la période ultérieure, Beautiful World et Progress offrent un aperçu plus large du son pop mature avec lequel Take That est revenu.

Consultez la page de l’artiste TAKE THAT pour découvrir les éditions vinyles et bien plus encore.

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LE MOT DE LA FIN.

CHANTER ENSEMBLE SONNE TOUJOURS DIFFÉREMMENT.

Take That montre qu’un groupe pop peut évoluer avec son public. Les visages et les voix sont familiers, mais les chansons continuent d’explorer d’autres moments de la vie. Mettez Patience et écoutez tout ce qui peut se passer lorsqu’un refrain attend un instant.

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