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ARTIST STORY

ETTA JAMES.

4 MIN READ WORDS BY SJELF.
Etta James op het Common Ground Festival in 2006 — foto John K. Addis, CC BY-SA 4.0

CRÉDIT PHOTO : John K. Addis / Wikimedia Commons · Etta James au Common Ground Festival, 2006 · CC BY-SA 4.0 · Affichage adaptatif ; le cadrage peut varier selon l’écran.

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Les cordes s’élèvent. Vous savez probablement déjà quelle chanson va suivre. At Last est devenue si familière que vous oubliez presque à quel point sa voix se distingue : chaleureuse, granuleuse, pleine de tension. Etta James savait faire planer une ballade, mais elle pouvait tout aussi bien entraîner un groupe avec autant de conviction. Celui qui continue d’écouter après sa chanson la plus célèbre découvre à quel point il reste encore à découvrir. Continuez votre écoute sur LP avec Miss Etta James/Etta Sings Standards et At Last!.

AVANT LES CORDES.

Jamesetta Hawkins naît à Los Angeles en 1938. Jeune chanteuse, elle commence sa carrière sous l’aile de Johnny Otis. Son premier grand succès est The Wallflower, en 1955 : un rhythm-and-blues entraînant, bien loin de l’image romantique qui entourera plus tard At Last. Cette énergie de ses débuts ne disparaîtra jamais tout à fait de sa voix.

En 1960, elle rejoint Argo, un label de Chess Records. Là, sa polyvalence trouve toute sa place. Le blues, la soul et les ballades n’ont pas besoin de s’exclure. Plutôt que de la cantonner à un seul style, les enregistrements révèlent combien de couleurs différentes cette même voix peut prendre.

AT LAST N’EST QUE LE DÉBUT.

Écoutez At Last! comme un album, et pas seulement pour son titre éponyme. Comparez les mélodies délicates à la face plus directe du blues. Le cadre change, mais James reste au centre. Elle peut faire atterrir un mot en douceur, puis donner au suivant un contour tranchant.

C’est un bel album pour rompre avec vos habitudes d’écoute. Attendez avant de revenir à cette chanson si connue. Laissez l’ordre des morceaux faire son effet. Une voix que vous pensiez connaître trouve ainsi plus d’espace que le souvenir d’un seul refrain.

LE CHAPITRE MUSCLE SHOALS.

En 1967, James enregistre avec le producteur Rick Hall aux FAME Studios de Muscle Shoals. Le résultat se trouve sur Tell Mama. Les cuivres et la section rythmique lui offrent un univers différent de celui des cordes de ses premières ballades. Dans le titre éponyme, elle s’exprime avec assurance et fougue ; sur I’d Rather Go Blind, la tension réside au contraire dans l’attente, la répétition et l’espace autour de sa voix.

Ces deux facettes ne s’opposent pas. Elles se renforcent mutuellement. Écoutez comment James articule ses phrases : parfois au plus près du groupe, parfois comme si l’accompagnement devait attendre. L’album invite non seulement à suivre la mélodie, mais aussi le rythme.

UNE CHOSE QUE VOUS IGNOREZ.

TELL MAMA AVAIT UNE VIE ANTÉRIEURE.

Rick Hall avait enregistré la chanson plus tôt avec Clarence Carter, sous le titre Tell Daddy. Etta James n’en fit pas une copie servile. Avec sa propre sensibilité et son interprétation, elle lui donna un tout nouveau caractère.

LA VOIX NE RESTE JAMAIS IMMOBILE.

Passez ensuite à Matriarch of the Blues, sorti en 2000. Ici, James réinvente des chansons existantes, dont Gotta Serve Somebody de Bob Dylan et Miss You des Rolling Stones. Come Back Baby, célèbre par l’entremise de Ray Charles, y trouve également sa place.

Cette expérience d’écoute diffère de celle de ses premiers travaux. La voix sonne plus grave ; les chansons laissent place à un son plus organique. Comparez les deux périodes et écoutez non seulement ce qui a changé, mais aussi ce qui demeure : l’attention portée à une phrase, le contrôle d’une pause et la capacité de rendre une chanson connue profondément personnelle.

LES FAITS

NÉE1938 / LOS ANGELES
PREMIER SUCCÈSTHE WALLFLOWER / 1955
STYLEBLUES / SOUL / RHYTHM-AND-BLUES

DISCOGRAPHIE ESSENTIELLE

Trois points de départ, pas une discographie complète. Les années correspondent aux albums originaux ; les rééditions sur vinyle peuvent être plus récentes.

  1. 1960At Last!
  2. 1968Tell Mama
  3. 2000Matriarch of the Blues

Vous préférez d’abord découvrir son œuvre plus largement ? Découvrez également Collected. Un disque compilé offre un panorama ; les albums individuels vous permettent de rester plus longtemps dans une période musicale donnée.

FAQ

Par quel album d’Etta James commencer ?

At Last! est un bon point de départ si vous connaissez ses ballades. Choisissez Tell Mama si vous souhaitez l’écouter dans un univers soul plus direct.

Sur quel album se trouve I’d Rather Go Blind ?

La chanson figure sur Tell Mama, enregistré avec Rick Hall aux FAME Studios de Muscle Shoals.

Quels disques sont disponibles chez SJELF ?

Vous trouverez les éditions actuelles sur la page de l’artiste Etta James. Pour chaque disque, consultez le pressage, le prix et la disponibilité.

Découvrez le contexte musical de la SOUL..

LE MOT DE LA FIN.

ÉCOUTEZ LE DISQUE ENTIER.

Commencez sans hésiter par At Last. Mais restez ensuite. Laissez la chanson suivante arriver, tournez le disque et accordez aussi votre attention aux moments moins connus. Etta James a plus à raconter qu’un seul classique ne peut le porter.

DÉCOUVREZ ETTA JAMES SUR VINYLE →

Sources pour cette histoire

Chess Records — biographie et premiers enregistrements · FAME Studios — Tell Mama et les sessions de Muscle Shoals · Music On Vinyl — Matriarch of the Blues

Continuez votre écoute et votre lecture via Etta James – At Last (1LP, vinyle couleur), Etta James – At Last! (1LP, vinyle couleur, 20th Century Masterworks), BLUES..